En construction bois, l’ossature est la technique la plus répandue. Elle séduit prescripteurs et maîtres d’ouvrage autant par son esthétique plurielle et contemporaine, que par sa légèreté et sa rapidité de mise en œuvre.
Qu'est-ce que l'ossature bois ?
Le système constructif de l'ossature bois consiste à ériger une trame régulière et faiblement espacée, de pièces verticales en bois de petites sections, les montants, et de pièces horizontales hautes, basses et médianes, les traverses et entretoises.
Sur cette ossature, supportant planchers et toiture, est fixé un voile travaillant en panneau dérivé du bois (panneau de particules, de contreplaqué ou d'OSB) qui assure le contreventement. L'isolant thermique s'insère entre les panneaux que recouvrent les parements intérieurs et extérieurs.
La stabilité (contreventement) de l'ensemble de la structure est assurée par les panneaux fixés par clouage aux cadres en bois.
Dans les caissons formés par le squelette et les panneaux, on place l'isolation thermique (de 15 à 22 cm) et toutes les techniques spéciales (chauffage, électricité, domotique, etc.). Ce genre de construction est mieux isolé qu'une construction traditionnelle tout en gardant des parois de moindre épaisseur.
À l'extérieur, il est possible de fixer une grande diversité de parements ; que ce soit des briques, de la pierre ou encore un bardage en bois. Il est donc permis de construire une ossature en bois, mais le choix du matériau de parement extérieur est souvent imposé par le règlement d'urbanisme qui régit l'environnement choisi.
POTEAUX-POUTRES, UNE TECHNIQUE BIEN CADRÉE
Le principe constructif du poteaux-poutres ne date pas d’hier ! Certains vestiges retrouvés sous les cendres de Pompéi attestent en effet l’existence de cette technique ancestrale du bâti pans de bois, développée par la suite dans la maison médiévale à colombages. La franchise du trait, la liberté d’expression et l’audace architecturale en font, aujourd’hui encore, l’une des techniques les plus innovantes en construction bois. Le système poteaux-poutres découle de la construction en bois présente dans les ouvrages des ingénieurs.
Le système consiste à créer une grande structure ouverte formée, comme le nom l'indique, de poteaux et de poutres supportant les planchers, les cloisons et la toiture. Cette méthode concentre l'effort structurel sur les points d'appui, les poutres et les colonnes, dont la composition et le dimensionnement sont optimum.
Le contreventement est assuré soit par la rigidité des assemblages soit en plaçant des croix de saint André en bois ou en acier ou encore, par le remplissage de certaines parois. En effet, les parois ne sont pas porteuses mais peuvent contribuer à la rigidité de l'ensemble.
Généralement, les différentes pièces de structure sont préparées en atelier et assemblées sur chantier à l'aide d'une grue.
Cette technique, grâce aux sections et longueurs qu'elle permet de réaliser, est surtout destinée aux grands ouvrages tels que halls de sports, piscines, bâtiments industriels et tous les types d'ouvrages où les éléments structurels doivent franchir des portées importantes. Elle est aussi utilisée dans les bâtiments de plus petites dimensions ou, couplée à une ossature bois, elle permet de prévoir certaines portées plus importantes comme une baie de fenêtre de quelques mètres ou de créer un living de grande dimension.
Une poutre massive de grosse section peut franchir quelques 10 mètres de portée. Alors qu'actuellement, en bois lamellé-collé, on peut atteindre des portées de plusieurs dizaines de mètres.
BOIS EMPILÉ, LE BOIS RIEN QUE LE BOIS
C'est la technique la plus traditionnelle, celle de l'isba et du vieux chalet. D'épaisses pièces de bois de section ronde (rondins) ou carrée (madriers) sont empilées horizontalement. Elles s'emboîtent avec précision, empêchant l'infiltration des eaux de pluie.
Auparavant, cette méthode consistait à empiler des rondins, troncs d'arbre écorcés et grossièrement équarris, les uns sur les autres. Les poutres étaient superposées pièce par pièce et se croisaient par un assemblage à mi-bois.
Actuellement, il existe deux systèmes différents qui utilisent des madriers en bois massif ou, technique oblige, en bois lamellé-collé: d'une part, celui qui se rapproche le plus de la méthode traditionnelle, c'est-à-dire les madriers empilés et d'autre part, la technique des madriers juxtaposés verticalement.
La technique des madriers empilés consiste en la pose horizontale de pièces de bois de façon à former un mur en bois massif d'une épaisseur pouvant aller de 8 à 16 cm.
La quantité de bois utilisée est relativement importante. La stabilité verticale et horizontale de ce type de construction est assurée par la résistance à la compression du bois mais aussi par l'insertion de grandes tiges et connecteurs métalliques dans les différentes parois.
Ce système demande une attention très particulière aux détails, en raison du tassement inévitable des pièces de bois les unes par rapport aux autres. Ces tassements se produisent pendant les premières années et ce, lors du séchage du bois et suite aux charges auxquelles la structure est soumise. Il est donc important de prendre des précautions lorsque nous incorporons des éléments fixes comme des châssis, des portes, des escaliers ou des colonnes.
Avantages :
- Parois porteuses
- Isolation naturelle
Mais cette technique ne propose en général qu'un vocabulaire architectural spécifique : façades présentant peu d'ouvertures, assemblages visibles, finitions intérieures laissées en bois naturel.
MAISONS FOREST Route de Sermoise
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